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Toreros de salon

du 27 février au 1er mars

Toreros de salon

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De Camilo José Cela - Cie la Naïve

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Dates et horaires des spectacles

spectacle présenté à la Fabrik

jeudi 27 février 19.00
vendredi 28 février. 20.00
samedi 01 mars 20.00

DANS LA TAUROMACHIE DE SALON, LE PLUS DIFFICILE EST DE CONVAINCRE LE TAUREAU D’ARRETER DE PARLER !

Avec Toreros de Salon, Camillo José Cela, Prix Nobel de littérature en 1989, dresse les portraits à la fois incisifs, tendres, drôles et souvent émouvants de personnages humbles, représentants du peuple, qui même au travers de leurs impossibles rêves de gloire et de fortune gardent leur dignité et leur humanité. L’adaptation, réalisée par Hervé Pezière il y a une dizaine d’années, est recréée à La Réunion, grâce à la complicité de la Fabrik, du Conservatoire à Rayonnement Régional et au talent musical de David Hoarau et Patrick Sida.

Extrait
Remigio Vega est taureau professionnel. Il prend quinze pesetas de l’heure plus le pourboire quand on veut bien le lui accorder. Les toreros de salon, qui habituellement ne nagent pas dans l’opulence, sont plutôt hostiles à cette histoire de pourboire. Remigio Vega, s’il sait qu’il a affaire avec un de ces toreros qui ne les lâchent pas facilement, sort tous les trucs vicieux : il l’agonit de ruades et de coups de corne. C’est à cela qu’on voit que Remigio Vega a déjà été beaucoup toréé.

Toreros de salon, c’est toréer sans taureau. Enfin, sans taureau visible. On fait les gestes. On enchaîne les passes. On dessine un rêve. On instrumente avec des vraies capes, de vraies muletas, une épée, mais sans taureau. enfin, sans taureau visible à l’oeil nu… Contrairement à la tauromachie vulgaire, celle, où il y a tout ce sang et tant de bruit, le torero de salon se produit dans un mystère propice. en secret. C’est parfaitement regrettable, d’ailleurs : parce que c’est là qu’on peut voir, sans conteste, les plus belles véroniques du monde, les naturelles les plus profondes, et des passes de poitrine à faire jaillir des larmes. Peut-être l’absence de taureau (visible) explique-t-elle tant de beauté, tant de profondeur.
Francis Marmande, le Monde

L’interprétation ciselée par Hervé Pezière est un régal, sobre mise en scène illuminant un texte drôle et tenu, apportant ce très léger décalage qui ne se pose pas en commentaire ou illustration, mais autre part, à bonne distance, comme un matador face à la bête à cornes : pas trop loin car il n’y aurait plus de spectacle, pas trop près pour ne pas arroser de sang le public.
la Marseillaise

Distribution

texte
Camilo José Cela
avec
Hervé Pezière et le Duo Célimène (David Hoarau et Patrick Sida)
lumières
Valérie Foury
production
Cie la Naïve
en partenariat avec
La Fabrik et le Conservatoire à Rayonnement Régional

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